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بسم الله الرحمن الرحيم

الحمد لله رب العالمين والصلاة والسلام على أشرف الأنبياء والمرسلين نبينا محمد

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In shâ’ ALLAH, voici le troisieme chapitre du tome 1 de l’oeuvre : La Foi selon les Prédécesseurs, sa relation avec l’Acte et l’éclaircissement des ambiguités des Contemporains ( al-Îmân ‘inda s-Salaf wa ‘Alâqatuhu bi l-’Amal wa Kashf Shubuhât al-Mu’âssirîn ). In shâ’ ALLAH, n’oubliez pas de lire les précédents chapitres sur le sujet : les parties 1 et 2 disponibles sur le blog, afin de mieux cerner le sujet.
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[ Début de citation ]

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LE TROISIEME CHAPITRE
LE DETAIL DE LA PAROLE SUR LA REALITE DE LA FOI

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Il apparaît clairement de ce qui a précédé que la foi est une réalité composée de quatre parties : une parole intérieure – qawl bâtin -, une parole apparente – qawl dzâhir -, un acte intérieur – ’amal bâtin -, et un acte apparent – ’amal dzâhir -. Il y a dans ce qui suit le détail de la parole sur ces parties :
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PREMIEREMENT : LA PAROLE DU COEUR – qawl al-qalb – :
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Ce qui est visé par elle est sa confirmation et sa certitude. Et la preuve sur le fait que la parole du cœur fait partie de la foi (1), la Parole du Très Haut : { A ceux-là Il a prescrit la foi en leur cœur } (2), Sa Parole : { Alors que la foi n’est pas totalement entrée en vos cœurs } (3), Sa Parole : { Les vrais croyants sont seulement ceux qui croient en ALLAH et en Son Messager, qui par la suite ne doutent point et qui luttent avec leurs biens et leurs personnes dans le chemin d’ALLAH. Ceux-là sont les véridiques } (4), et Sa Parole : { Ô Messager ! Que ne t’affligent point ceux qui concourent en mécréance; parmi ceux qui ont dit : « Nous avons cru » avec leurs bouches sans que leurs cœurs aient jamais cru } (5), et sa parole – qu’ALLAH prie sur lui et le salue – à propos de la foi : « que tu croies en ALLAH, en Ses Anges, en Ses Livres, en Ses Messagers, au Jour dernier, et que tu croies au Destin : son bien et son mal » (6).
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Et sa parole – qu’ALLAH prie sur lui et le salue – dans le Hadîth de l’intercession : « Alors je dirai : Ô mon Seigneur, ma Communauté, ma Communauté…alors Il dira : Va et fais sortir quiconque a en son cœur le moindre…moindre…moindre poids de pépin de moutarde de foi puis sors-le du feu et laisse-le » (7).
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Et cette reconnaissance « lorsqu’une obéissance à son commandement ne l’accompagne pas, ni intérieurement et ni extérieurement, sans amour pour ALLAH, ni vénération pour Lui, [alors] ceci n’est pas une foi » (8).
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Le Shaykh al-Islâm Ibn Taymiyyatqu’ALLAH le Très Haut lui fasse miséricorde – a dit :
« En effet le concept de la connaissance de la vérité par le cœur si un acte du cœur n‘est pas joint à lui par une affirmation de sa connaissance, comme l’amour du cœur pour elle, et l’accompagnement du cœur pour elle, il n’est pas profitable à son adhérent, bien mieux d’entre les pires humains châtiés le jour de la Résurrection il y a le Savant qu’ALLAH n’a pas rendu profitable par son savoir, et le Prophète – qu’ALLAH prie sur lui et le salue – a certes dit : « Ô mon Seigneur je cherche refuge auprès de Toi contre une science qui n’a pas d’utilité, une âme qui ne se rassasie pas, une invocation qui n’est pas exaucée et un cœur qui ne craint pas » (9) » (10).
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Et il viendra [l‘exposé] que cette reconnaissance – accompagnée de l‘acte du cœur – est la source de la foi, et qu’elle (cette reconnaissance) est une source pour la parole extérieure, de même que l’acte du cœur est la source de l’acte des membres.
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DEUXIEMEMENT : LA PAROLE DE LA LANGUE – qawl al-lissân – :
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C’est la parole apparente dont nul salut n’est au serviteur qu’accompagnée d’elle, et c’est la profession de la parole de l’Islâm : « lâ ilaha illa LLAH, Muhammad Rasûla LLAH » (Il n‘y a de divinité digne d‘être adorée sauf ALLAH, et Muhammad est le Messager d‘ALLAH) – qu‘ALLAH le Très Haut prie sur lui et le salue -, « ensuite la glorification, l’évocation de grandeur, la louange, l’évocation d’unicité, l’éloge d’ALLAH, la prière sur Son Messager, l’invocation, et l’ensemble des évocations » (11).
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Et parmi les preuves sur le fait que la parole verbale fait partie de la foi, la Parole du Très Haut : { Dites : Nous croyons en ALLAH et en ce qu’on nous a révélé, et en ce qu’on n’a fait descendre vers Ibrâhîm et Ismâ’îl et Ishâq et Ya’qûb et les tribus, et en ce qui a été donné à Mûssâ et à ‘Îssâ, et en ce qui a été donné aux prophètes, venant de leur Seigneur : nous ne faisons aucune distinction entre eux. Et à Lui nous sommes soumis } (12), et Sa Parole : { Dis: Nous croyons en ALLAH, à ce qu’on a fait descendre sur nous, à ce qu’on a fait descendre sur Ibrâhîm, Ismâ’îl, Ishâq } (13) le verset, et sa parole – qu‘ALLAH le Très Haut prie sur lui et le salue – : « Il m’a été ordonné de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils disent : Lâ ilaha illa LLAH, ainsi quiconque dit Lâ ilaha illa LLAH a alors sauvegardé à mon encontre sa personne et ses biens excepté son dû et son compte est auprès d’ALLAH » (14).
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Ainsi celui qui ne professe pas le double témoignage avec la capacité [de le dire], est alors mécréant, extérieurement et intérieurement.
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Le Shaykh al-Islâm – qu’ALLAH le Très Haut lui fasse miséricorde – a dit :
« Quant au double témoignage s’il ne le professe pas avec la capacité [de le dire] c’est alors un mécréant à l’unanimité des Musulmans, et il est mécréant extérieurement et intérieurement d’après des prédécesseurs de la Communauté, de ses imâms et des ensembles de ses Savants » (15).
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Et il a dit :
« Et c’est pour cela que la parole apparente fait partie de la foi dont nul salut n’est au serviteur qu’accompagnée d’elle [et ce] auprès du commun des prédécesseurs et successeurs d’entre les premiers et les derniers excepté les Djahmiyyat, comme Djahm et celui qui est d’accord avec lui, car [pour Djahm] lorsqu’il a la capacité il est excusable de sa position silencieuse ou de sa position de craignant envers un peuple, que s’il faisait apparaître l’Islâm, le persécuterait et ce qu’il y a autour de cela, il est alors possible qu’il ne professe pas accompagné d’une foi dans son cœur comme le contraint à la parole de mécréance. ALLAH le Très Haut a dit : { sauf celui qui y a été contraint alors que son cœur demeure plein de la sérénité de la foi – mais ceux qui ouvrent délibérément leur cœur à la mécréance, ceux-là ont sur eux une colère d’ALLAH et ils ont un châtiment terrible } (16) » (17).
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ATTENTION :
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Le but du double témoignage n’est pas le concept de renseigner de ce qu’il y a en l’âme de science et d’intérêt au fait qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée sauf ALLAH, mais il est nécessaire à ce que cela soit sous l’angle de l’édification indicative à l’engagement et à l’assujettissement, et c’est pour cela que les Juifs et autres qu’eux n’ont pas obtenu profit pour leur reconnaissance du Prophète – qu’ALLAH prie sur lui et le salue – à ce qu’il soit le Messager d’ALLAH accompagnée de leur parole « lâ ilaha illâ LLAH » (il n’y a de divinité digne d’être adorée sauf ALLAH); car cela fut à titre informatif sans engagement et assujettissement à sa législation.
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Et sur cela le Shaykh al-Islâm – qu’ALLAH lui fasse miséricorde – a dit :
« Et aussi un groupe de juifs est certes venu vers le Prophète – qu’ALLAH prie sur lui et le salue – puis ils dirent : « Nous témoignons que tu es certes un Messager » et ils ne furent pas Musulmans par cela; car ils dirent cela à titre informatif à propos de ce qui se trouve en eux-mêmes, c’est-à-dire « nous savons et nous prenons part au fait que tu es certes le Messager d’ALLAH », il dit : « Alors pourquoi ne me suivez-vous pas ? » Ils dirent : « Nous craignons des juifs ».
Et il est donc su que le concept de la science et de renseigner selon elle n’est pas une foi, jusqu’à qu’il parle avec la foi sous l’angle de l’édification indicative à l’engagement et à l’assujettissement, accompagnée de l’implication de ce renseignement à propos de ce qui se trouve en eux-mêmes. Ainsi les hypocrites parlèrent en informateurs menteurs, ils étaient donc mécréants en l’intérieur [d‘eux-mêmes], et ceux-là (le groupe de juifs) le dirent sans [y] être engagés ni résignés, ils furent donc mécréants dans l’extérieur et l’intérieur
 » (18).
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Et il a dit :
« Ainsi lorsque l’un de ces connaisseurs renégats qui ne sont pas croyants dit : « Muhammad est le Messager d’ALLAH », comme ces juifs-là et autre qu’eux, cela est donc une pure information fidèle à leur connaissance sur laquelle ALLAH dit : { Ceux à qui nous avons donné le Livre, le reconnaissent comme ils reconnaissent leurs enfants. Or une partie d’entre eux cache la vérité, alors qu’ils la savent ! } (19) cependant de même que le concept de la connaissance ne leur est d’aucune utilité, le concept de l’information ne leur est d’aucune utilité, plus exactement il est nécessaire qu’il s’associe à la science dans l’intérieur son implication d’action qui est l’amour et la vénération et l’assujettissement et ce qu’il y a autour de cela, de même qu’il est nécessaire qu’il s‘associe à l’information apparente son implication de soumission et assujettissement et la base de l’obéissance » (20).
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Et Ibn al-Qayyimqu’ALLAH lui fasse miséricorde – a dit dans l’annotation sur l’histoire de la délégation de Nadjrân :
« Il y a en elle que la reconnaissance du prêtre au Messager d’ALLAH – qu’ALLAH prie sur lui et le salue – au fait qu’il soit un Prophète ne l’a pas intégré dans l’Islâm, ce qui n’a pas indiqué son obéissance et son suivi, en effet lorsqu’il s’est attaché à sa religion après cette reconnaissance ce n’était pas une apostasie de sa part, l’observation de cela : la parole de deux érudits à son égard, tous deux l’ont questionné à propos de trois affaires, puis à ce qu’il leur répondit tous deux dirent : « Nous témoignons que tu es certes un Prophète ». Il dit : « Et qu’est-ce qui vous empêche de me suivre ? » Tous deux dirent : « Nous avons peur que les juifs nous tuent ». (21) Et ils n’ont pas indiqué par cela l’Islâm. Et semblable à cela le témoignage de son oncle Abû Tâlib à son encontre au fait qu’il soit loyal et que sa religion soit des meilleures cultes pures comme religion, et ce témoignage ne l’a pas intégré dans l’Islâm.
Et en méditant ce qui est dans l’histoire et les récits authentiques de témoignage d’un grand nombre de gens du Livre et d’associateurs qu’il – qu’ALLAH prie sur lui et le salue – eut le Message [divin] et qu’il fut véridique, ainsi ce témoignage ne les a pas intégré dans l’Islâm, il est su que l’Islâm est une affaire au-delà de cela, et qu’il n’est pas la connaissance seulement, et ni la connaissance et l’acceptation seulement, mais la connaissance et l’acceptation, l’humilité et l’assujettissement à son obéissance et sa religion extérieurement et intérieurement
 » (22).
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L’AFFIRMATION DE L’ISLÂM PAR LA PRONONCIATION DU DOUBLE TEMOIGNAGE :
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Il n’est pas compris de ce qui a précédé que le mécréant lorsqu’il professe le double témoignage il ne lui est pas affirmé le statut de l’Islâm jusqu’à ce qu’il soit testé ou [qu‘il] manifeste les rites de l’Islâm, au contraire l’Islâm et la protection sont tous deux affirmés par le concept de la prononciation, ensuite il est observé du locuteur les devoirs d‘acquittement, et l’approbation de la langue [s’authentifie] par l’acte, et ceci est la base, mais il se peut qu’il soit joint à la proclamation du double témoignage ce qui indique le maintien du mécréant sur sa religion et son refus d’assujettissement à l’Islâm et de l’intégrer, à la manière de ce qui a précédé de parole des deux érudits (23).
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Et le statut au mécréant est par l’Islâm lorsqu’il dit : « lâ ilaha illa LLAH », de ce que les Musulmans y ont fait consensus.
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Ibn al-Qayyimqu’ALLAH lui fasse miséricorde – a dit :
« Et les Musulmans sont unanimes sur le fait que le mécréant lorsqu’il dit : « lâ ilaha illa LLAH, Muhammad rasûlu LLAH », est alors inclus dans l’Islâm et a témoigné d’un témoignage de vérité » (24).
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Ibn Radjâb al-Hanbalîqu’ALLAH lui fasse miséricorde – a dit :
« Et de ce qui est connu par nécessité il y a que le Prophète – qu’ALLAH prie sur lui et le salue – acceptait, de quiconque venait à sa rencontre voulant entrer en Islâm le double témoignage seulement, et protégeait son sang par cela, et le faisait Musulman, et il désapprouva certes Ussâmat Ibn Zayd qui tua celui qui dit : « lâ ilaha illa LLAH », à ce qu’il éleva son épée contre lui, et sa désapprobation fut pénible sur lui, et il – qu’ALLAH prie sur lui et le salue – n’a pas posé en condition sur celui qui venait à sa rencontre voulant l’ Islâm qu’il s’engage à la prière et à la Zakât ».
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Et il a dit :
« Car les deux paroles du double témoignage avec leurs deux notions protègent quiconque présente toutes deux, et devient par cela Musulman, il a donc ce qui est pour les Musulmans et sur lui ce qui est sur eux, et s’il isole une chose d’entre ces piliers (les piliers de l‘Islâm), même s’ils étaient un groupe défensif ils seraient combattus… ».
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Et il a dit aussi :
« Accompagné du fait que quiconque approuve le double témoignage devient Musulman légalement (ou en théorie) – hukmann -, puis lorsqu’il est entré en Islâm par cela, il est obligé d’exécuter le reste des traits de l’Islâm » (25).
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Et ceci est général sur quiconque sa mécréance fut « par le reniement de l’Unicité, ou le reniement du Message de Muhammad – qu’ALLAH prie sur lui et le salue -, ou les renia tous deux. Quant à celui qui mécrut à autre que cela, son islâm ne se réalise qu’avec la ratification de ce qu’il renia. Et quiconque accepte le Message de Muhammad – qu’ALLAH prie sur lui et le salue – et renie son rang comme envoyé aux mondes, son islâm n’est pas affirmé jusqu’à ce qu’il témoigne que Muhammad est le Messager d’ALLAH en direction de toutes les créatures, ou bien [quiconque] se désavoue de toute religion – accompagné du double témoignage – contredit l’Islâm…et s’il apostasia à cause d’un reniement d’une obligation il n’est pas Musulman jusqu’à ce qu’il accepte ce qu’il a renié, et renouvelle le double témoignage; car il a démenti ALLAH et Son Messager à l’aide de ce qu’il a conviction, de même s’il renie un Prophète, ou un verset du Livre d’ALLAH le Très Haut, ou un Livre parmi Ses Livres, ou un Ange parmi Ses Anges dont Il a affirmé qu’ils sont les Anges d’ALLAH, ou autorise un interdit, il est donc nécessaire en son islâm à ce qu’il accepte ce qu’il a renié » (26).
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Et au moyen de cela se manifeste la nullité de ce sur quoi est une partie des exagérateurs : l’absence du statut de l’Islâm de l’individu jusqu’à ce qu’il soit examiné et testé, et ceci dérive à propos d’une autre innovation plus sévère et plus immense, et c’est une supposition que la base sur les gens est la mécréance jusqu’à ce que parmi eux se manifeste son contraire, et ceci est vain de manière évidente; car le mécréant si on lui statue l’Islâm par le concept du double témoignage, alors qu’en est-il de celui qui authentifie le pacte de l’Islâm par le double témoignage ou par la prière ou est affilié à ses parents ou à l’un des deux, et la situation est qu’il n’est pas mêlé à une annulation parmi les annulations de la foi ! (27)
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Et cette aberration doctrinale, une autre aberration lui fait face, son identique ou encore plus nuisible, et c’est la prétention au fait que quiconque dit « lâ ilaha illa LLAH », a alors mis sous protection son sang et son bien même s’il délaisse la totalité des rites de l’Islâm ou commet ce qu’il commet d’annulations, et à cela les Savants ont mis en garde sur le fait que cette protection : sa constance et sa durée reposent sur le délaissement des annulations.
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Le Shaykh Hmad Ibn Nâssar Ibn Ma’mar - qu’ALLAH lui fasse miséricorde – a dit :
« Et nos Savants – qu’ALLAH leur fasse miséricorde – ont certes dit : Lorsque le mécréant dit : « lâ ilaha illa LLAH », [cela le] fait alors entrer sous la protection pour son sang, et oblige la suspension à son sujet, et lorsqu’il complète cela la protection a lieue sinon elle est annulée, et le Prophète – qu’ALLAH prie sur lui et le salue – a certes dit chaque propos dans un temps, en effet il dit : « Il m’a été ordonné de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils disent : lâ ilaha illa LLAH » (28) pour enseigner aux Musulmans que le mécréant combattant lorsqu’il le dit, il suffit de lui, et son sang et son bien sont sous protection. Ensuite le Prophète – qu’ALLAH prie sur lui et le salue – montra dans l’autre Hadîth que le combat est louable jusqu’au double témoignage et les deux adorations, en effet il dit : « Il m’a été ordonné de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée sauf ALLAH et que Muhammad est certes le Messager d’ALLAH et accomplissent la prière et donnent la zakât » (29) il a ainsi montré que la totalité de la protection et sa plénitude ne s’effectue que par cela et pour que la présomption n’apparaisse pas au fait que le concept de la reconnaissance protège sur la durée, comme elle se produisit pour certains Compagnons jusqu’à ce qu’Abû Bakr as-Siddîq la dissipa, ensuite ils l’approuvèrent – qu’ALLAH l’agrée - » (30).
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Le Shaykh ‘Abd ar-Rahmân Ibn Hassanqu’ALLAH lui fasse miséricorde – a dit :
« Quant à sa parole – qu’ALLAH prie sur lui et le salue – : « et mécroit en ce qui est adoré en dehors d’ALLAH » (31) ceci est une condition importante, la parole « lâ ilaha illa LLAH » n’est valide qu’au moyen de sa présence, et si elle n’est pas présente celui qui dit « lâ ilaha illa LLAH » n’est pas protégé au sang et au bien; car ceci est le sens de « lâ ilaha illa LLAH »; la parole ne lui est d’aucun profit sans restitution du sens qu’elle désigne, de délaissement de l’association, et de désaveu d’elle et de ceux qui l’accomplissent, lorsqu’il renie donc l’adoration de tout ce qui est adoré en dehors d’ALLAH, et s’en désavoue, et prend en ennemi quiconque fait cela, il devient Musulman protégé au sang et au bien, et ceci est le sens de la Parole d’ALLAH le Très Haut : « Quiconque mécroit au Tâghût et croit en ALLAH a alors saisi l’anse la plus solide qui ne peut se briser et ALLAH est Entendant et Savant » (32) et « lâ ilaha illa LLAH » est certes restreint dans les Ahâdith authentiques par d’étroites restrictions qu’il est nécessaire de restituer avec leur totalité comme parole, conviction et action » (33).
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TROISIEMEMENT : L’ACTE DU COEUR – ’amal al-qalb – :
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C’est l’intention – an-niyyat -, la volonté – al-irâdat -, « et l’humilité à ALLAH et à Son commandement, la vénération et la crainte envers Lui, L’appréhender, la peur, l’espoir, l’amour pour Lui, et pour ce qui vient d’auprès de Lui, l’inimitié en Lui, l’abandon de soi, la patience, l’agrément, la miséricorde, la pudeur, la sincérité envers ALLAH, Son Messager, et Son Livre, et la pureté de tous les actes avec l’ensemble des actes du cœur ».
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Le Shaykh Ibn ’Uthaymînqu‘ALLAH le Très Haut lui fasse miséricorde – a dit :
« Quant à l’acte du cœur cela équivaut à son remuement et à sa volonté comme la sincérité dans l’acte, en effet cela est un acte du cœur, il en est de même pour la confiance, l’espoir et la peur, ainsi l’acte n’est pas un concept d’inertie dans le cœur, au contraire c’est là une activité dans le cœur » (34).
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Et la preuve sur l’entrée de cela dans la foi : La Parole du Très Haut : { Les vrais croyants sont ceux dont les cœurs frémissent quand on mentionne ALLAH. Et quand Ses versets leur sont récités, cela fait augmenter leur foi. Et ils placent leur confiance en leur Seigneur – Ceux qui accomplissent la Salat et qui dépensent [dans le sentier d'ALLAH] de ce que Nous leur avons attribué. – Ceux-là sont, en toute vérité les croyants : à eux des degrés (élevés) auprès de leur Seigneur, ainsi qu’un pardon et une dotation généreuse } (35), et Sa Parole : { N’ayez donc pas peur d’eux. Mais ayez peur de Moi, si vous êtes croyants } (36), et Sa Parole : { Et c’est en ALLAH qu’il faut avoir confiance, si vous êtes croyants } (37).
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Et sa parole – qu‘ALLAH le Très Haut prie sur lui et le salue – : « La foi est de soixante dix et quelques ou soixante et quelques branches et sa plus haute est la parole « lâ ilaha illa LLAH » et sa moindre : l’éloignement d’une nuisance à la route, et la pudeur est une branche de la foi » (38).
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En effet la pudeur provient d’un acte du cœur, et le Hadîth prouve aussi que la parole verbale et l’acte des membres font partie de la foi.
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Et l’ensemble massif de la Communauté inclut les actes des cœurs dans la foi, sauf Djahm et celui qui le suit.
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Le Shaykh al-Islâm – qu’ALLAH lui fasse miséricorde – a dit :
« Et le but ici est que l’ensemble massif de la Communauté inclut ce qui est d’entre les actes des cœurs, au point où l’ensemble massif des Murdji‘at affirment cela, et quant aux Mu’tazilat, Khawâridj, gens de la Sunnat, et les gens du Hadîth en effet leur parole en cela est connue, et la dispute en cela [concerne] seulement celui qui suit Djahm Ibn Safwân parmi les Murdji‘at, et cette parole est faible, de même la parole des Karrâmiyat, qui disent que c’est le concept de la parole verbale, est faible aussi. Et cela est aussi de ce qu’il faut s‘occuper car beaucoup de ceux qui parlent sur l’affaire de la foi [s‘interrogent] : est-ce que les actes y sont inclus ? Et est-ce qu’elle est parole et acte ? Ils croient que la dispute est seulement sur les actes des membres, et que ce qui est visé par la parole est la parole verbale et cela est une erreur, au contraire la parole dépourvue de la conviction de la croyance n’est pas une foi à l’unanimité des Musulmans ».
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Jusqu’à ce qu’il a dit :
« Et de même la confirmation du cœur qui n’est pas accompagnée d’amour pour ALLAH ni de vénération, mais plutôt y est la colère et l’inimitié pour ALLAH et Son Messager, n’est pas une foi, à l’unanimité des Musulmans » (39).
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Et il a dit :
« Car l’obligation de la soumission du cœur accompagnée de sa connaissance est manifeste et authentifiée par les preuves du Livre, de la Sunnat et le Consensus de la Communauté, en effet cela est connu par nécessité dans la religion. Et celui qui dispute parmi les Djahmiyat au fait que la soumission du cœur fait partie de la foi, est alors comme celui qui dispute parmi les Karrâmiyat au fait que la connaissance du cœur fait partie de la foi » (40).
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Et il a dit aussi :
« Et en globalité il y a nécessité en la foi qui est dans le cœur une reconnaissance en ALLAH et en Son Messager et l’amour d’ALLAH et de Son Messager, car sinon le concept de la reconnaissance accompagnée de la colère envers ALLAH et envers Son Messager, et l’inimitié envers ALLAH et Son Messager n’est pas une foi, à l’unanimité des Musulmans. Et le concept de la reconnaissance et de la science n’implique pas l’amour sauf lorsque le cœur est sain d’incident tel que l’envie et l’orgueil » (41).
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Et lorsqu’il se tient au cœur un amour, une volonté, une peur et un espoir, il est obligé que le corps agisse par affirmation à cela, comme dit le Shaykh al-Islâm :
« Ensuite l’amour total avec la capacité oblige le mouvement du corps au moyen de la parole extérieure et de l’acte apparent nécessaires, comme il a précédé…en effet quiconque croit en Lui et en Son Messager et n’est pas aimant de Lui et de Son Messager, il n’est pas croyant jusqu’à ce qu’il y soit avec cela l’amour pour Lui et pour Son Messager. Et lorsqu’il se tient au cœur la reconnaissance en Lui et l’amour pour Lui elle implique une nécessité que le corps remue par affirmation à cela parmi les paroles extérieures, et les actes extérieurs, par conséquent ce qui se manifeste sur le corps parmi les paroles et les actes est l’affirmation de ce qui est dans le cœur et son implication, sa preuve et sa conséquence » (42).
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Et viendra le détail de cela dans le chapitre de l’implication entre l’extérieur et l’intérieur.
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QUATRIEMEMENT : L’ACTE DES MEMBRES – ‘amal al-djawârîh – :
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Et ceci, c’est le sujet de bataille entre les gens de la Sunnat et les Murdji’at, car le commun des Murdji’at n’inclut pas les actes des membres dans la foi même s’ils incluent les actes des cœurs, et ceci fait partie de leur erreur; car si les actes des membres est une implication aux actes du cœur, fait partie de l’inaccessible qu’il se tienne au cœur un amour pour ALLAH, une peur et un espoir en Lui, ensuite qu’il ne se manifeste pas une trace de cela sur les membres, et à cela le Shaykh al-Islâm – qu’ALLAH lui fasse miséricorde – a dit :
« Et les Murdji’at ont exclu l’acte apparent de la foi, en effet il y a parmi eux celui qui vise l’exclusion des actes des cœurs aussi, et sa constitution est la confirmation, cela est en effet un égarement clair, et ceux qui visent l’exclusion de l’acte apparent il leur est dit : l’acte apparent est une implication de l’acte intérieur qui ne se sépare pas de lui, et la disparition de l’extérieur est une preuve de la disparition de l’intérieur, ainsi la dispute demeure au sujet de l’acte apparent : est-ce qu’il est un élément de la nomination de la foi qui est indiqué par la désignation ? Ou bien une implication à la nomination de la foi ?… et aussi leur exclusion de l’acte permet donc qu’ils excluent les actes des cœurs aussi, et cela est vain de manière évidente; car quiconque reconnait le Messager et le haït et le prend en ennemi par son cœur et son corps il est alors mécréant de manière évidente nécessairement. Et s’ils incluent les actes des cœurs à l’intérieur de la foi ils font erreur aussi; pour l’impossibilité de la teneur de la foi par le cœur sans mouvement du corps » (43).
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Et la preuve que les actes des membres font partie de la foi : la Parole du Très Haut : { Il ne leur a été commandé, cependant, que d’adorer ALLAH, Lui vouant un culte exclusif, d’accomplir la Salat et d’acquitter la Zakat. Et voilà la religion de droiture } (44), et Sa Parole : { Les vrais croyants sont seulement ceux qui croient en ALLAH et en Son messager, qui par la suite ne doutent point et qui luttent avec leurs biens et leurs personnes dans le chemin d’ALLAH. Ceux-là sont les véridiques } (45).
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Et sa parole – qu’ALLAH prie sur lui et le salue – à la délégation de ’Abd al-Qays : « Je vous ai ordonné la foi en ALLAH et est-ce que vous savez ce qu’est la foi en ALLAH : le témoignage qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée sauf ALLAH, l’accomplissement de la Salât, le don de la Zakât et que vous donniez du butin le cinquième » (46).
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Et autre que cela parmi les nombreuses preuves exhaustives.
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Al-Âdjurrîqu’ALLAH lui fasse miséricorde – a dit :
« Et sachez – qu’ALLAH le Très Haut nous fasse miséricorde ainsi qu’à vous – que j’ai certes feuilleté le Coran, j’y ai ainsi trouvé ce que j’en ai rappelé en cinquante six endroits du Livre d’ALLAH – Puissant et Majestueux -, qu’ALLAH – Elevé et Très Haut – ne fait pas entrer les croyants au paradis au moyen de la foi seule, en effet il les fait entrer au paradis eux seuls grâce à Sa Miséricorde, et au moyen de ce qu’ils Lui offrent de foi en Lui et de bon acte, et cela est une rétorque sur celui qui dit : « la foi : [est] la connaissance », et une rétorque sur celui qui dit : « la connaissance et la parole même s’il n’agit pas », nous cherchons refuge auprès d’ALLAH contre un locuteur pareil » (47), ensuite il – qu’ALLAH lui fasse miséricorde – énuméra un bon nombre de ces endroits.
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Et de cela il est su que la déviation des Murdji’at dans ce sujet, sa cause est la renonciation à la connaissance de la Parole d’ALLAH et de la parole de Son Messager – qu’ALLAH prie sur lui et le salue -, et la confiance à l’habitude et aux antécédents qu‘ils produisirent, sinon qu’il y a dans le Coran et la Sunnat un exposé de la réalité de la foi, qui n’a pas besoin avec lui de démonstration par l‘étymologie et des preuves de l’utilisation et ce qui est autour de cela.
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Et au Shaykh al-Islâm – qu’ALLAH lui fasse miséricorde – une précieuse parole importante sur cette affaire qui n’embellit le produit de la chose plus qu’elle ici, donc de cela sa parole – qu’ALLAH lui fasse miséricorde – :
« Et de ce qu’il faut savoir, [il y a] que les termes présents dans le Coran et le Hadîth, lorsqu’est connue leur explication, et de ce qui est voulu par eux du point de vue du Prophète – qu’ALLAH prie sur lui et le salue – il n’est pas nécessaire en cela de l’argumentation par les paroles des spécialistes de la langue ni d’autre qu’eux, et pour cela les juristes ont dit : les noms ont trois catégories : une catégorie dont leur délimitation est connue par la législation comme « la prière » – as-salât – et « l’aumône » – az-zakât -. Et une catégorie dont leur délimitation est connue par la langue, comme « le soleil » – ash-shams – et « la lune » – al-qamar -. Et une catégorie dont leur délimitation est connue par l’usage, comme le terme de « poignée » – al-qabd -, et le terme de « bienséant » – al-ma’rûf -…ainsi la nomination de « salât », « zakât », « siyâm » et « hadj », et ce qui est autour de cela le Messager – qu’ALLAH prie sur lui et le salue – a certes montré ce qu’il vise par elle en la Parole d’ALLAH et de Son Messager, et de même pour le terme de « vin » – khamr – et autre qu’eux, et à partir de là leur signification est connue, par conséquent si quelqu’un voulait l’expliquer par autre que ce que le Prophète – qu’ALLAH prie sur lui et le salue – a montré, [cela] n’est pas accepté de lui. Et quant à la parole sur leur dérivé, et le point de vue de leur indication, alors ceci fait partie de la nature de la science de l’exposé. Et la motivation des statuts est un supplément dans la science et un exposé de la sagesse des termes du Coran, cependant la connaissance du but par eux n’est pas fondé sur cela.
La nomination de « îmân », « islâm », « nifâq », et « kufr », sont plus importantes que tout cela, en effet le Prophète – qu’ALLAH prie sur lui et le salue – a certes montré le but par ces termes d’une exposition qui n’a pas besoin avec elle d’argumentation sur cela par l’étymologie, les preuves de l’utilisation des arabes et ce qui est autour de cela, donc pour cela il est obligatoire de revenir aux nominations de ces noms à l’exposé d’ALLAH et de Son Messager; car il est remède suffisant
 » (48).
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Ensuite il a exposé la voie des adeptes des innovations, et la cause de leur déviation, il dit alors :
« Et les adeptes des innovations seul l’intrus les a incorporé, car ils se sont détournés de ce chemin, ils dirigèrent et bâtirent la religion de l‘Islâm sur des antécédents auxquels ils supposaient leur authenticité, soit dans l‘indication des termes, soit dans les significations logiques, et ils n’ont pas analysé l‘exposé d‘ALLAH et de Son Messager. Et tout antécédent qui contredit l‘exposé d‘ALLAH et de Son Messager n‘est alors qu‘un égarement…
Un exemple de cela [est]: que les Murdji’at pour qu’ils dévient de la connaissance de la Parole d’ALLAH et de Son Messager, ils prirent et parlèrent sur la nomination de la foi et de l’Islâm et autre que tous deux, à l’aide d’une voie qu’ils innovèrent, un récit de ce qu’ils dirent : « Al-îmân dans la langue c’est la confirmation – at-tasdîq -, et le Messager est le sermonnaire des gens au moyen du langage des arabes, il ne l’a pas changé, ainsi son objectif par « al-îmân » était la confirmation – at-tasdîq -, ensuite ils dirent : et la confirmation – at-tasdîq – n’est seulement par le cœur et la langue, ou par le cœur, par conséquent les actes ne font pas partie de la foi, ensuite leur soutien que « al-îmân » c’est la confirmation – at-tasdîq -, Sa Parole : { Et tu ne nous croiras pas – wa mâ anta bimu‘min illanâ - } (49) c’est-à-dire approbateur en notre faveur.
Par conséquent on leur dit : le nom de la foi, sa mention est répétée dans le Coran et le Hadîth en plus grand nombre que la mention de l’ensemble des termes, et c’est la base de la religion, et par elle les gens sortent des ténèbres à la lumière, et elle sépare les biens heureux des malheureux, et celui à qui on s’allie de celui qui est pris en ennemi, et la religion toute entière poursuit cela, et tout Musulman a besoin de la connaissance de cela, est-ce qu’il serait permis que le Messager puisse omettre l’exposé de tout cela, et que tout soit de ces deux génériques !?
Et il est connu que la preuve par laquelle ils appuient que la foi est la confirmation – at-tasdîq -, qu’elle fait partie du Coran, et le texte du sens de la foi [parvenu] en multitude selon le Prophète – qu’ALLAH prie sur lui et le salue – est plus immense que la multitude de [textes de] la terminologie du terme; car « al-îmân », la totalité de la Communauté a besoin de sa connaissance, ils l’ont donc notifié, à l’inverse d’un terme d’une Sourate, en effet la majorité des croyants n’avaient pas mémorisé cette Sourate, il n’est donc pas permis d’établir l’exposé de la base de la religion bâti sur l’exemple de ces antécédents, et à cause de cela la dispute et le trouble augmentent entre ceux qui ont dévié du chemin droit d’ALLAH et ont dérivé du sentier, et devinrent ceux qui subdivisèrent leur religion et furent une dissidence, et de ceux qui se divisèrent et divergèrent qu’après que les preuves leur soient venues, et cela est une parole générale absolue.
Ensuite on dit : ces deux introductions, toutes deux sont interdites, par conséquent celui qui dit : certes le terme de la foi est synonyme au terme de la confirmation, supposez que le sens est vrai lorsqu’il est utilisé en ce lieu, pourquoi je dis : qu’il oblige certes la synonymie ?
 » (50).
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Et il – qu’ALLAH lui fasse miséricorde – énuméra des points de vue sur l’exposé que la foi n’est pas synonyme à la confirmation, ensuite il dit :
« Quant à la deuxième introduction, on dit alors : que s’il est obligé qu’il soit synonyme à la confirmation, alors leur parole : certes la confirmation n’est que par le cœur, ou la langue, il y a à propos d’elle deux réponses :
L’une d’elles : le blocage, en effet les actes se nomment confirmation, comme il est affirmé dans le Sahîh selon le Prophète – qu’ALLAH prie sur lui et le salue – qu’il a dit : « Les deux yeux forniquent et leur fornication est l‘observation, l‘oreille fornique et sa fornication est l‘écoute, la main fornique et sa fornication est le toucher, le pied fornique et sa fornication est la marche, le cœur désire et convoite et le sexe confirme cela ou le dément » (51), et les spécialistes de la langue et des groupes de prédécesseurs et de successeurs ont dit ainsi…
La deuxième réponse : que si sa base est la confirmation, elle est alors une confirmation spécifique, de même que la prière est une invocation spécifique, et le pèlerinage un objectif spécifique, et le jeûne une abstinence spécifique, et cette confirmation possède des implications inclues dans sa désignation dans l’absolu, car la disparition de l’implication indique la disparition de l‘élément impliquant, et la dispute reste terminologique : est-ce que la foi indique l’acte par désignation ou par implication
 » (52).
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Et il a dit :
« Et les Murdji’at ont certes dévié dans ce fondement de l’exposé du Livre et de la Sunnat et des paroles des Compagnons et de leurs successeurs dans le bel agir, et ils s’appuient sur leur opinion et sur ce qu’ils y ont interprété au moyen de leur compréhension de la langue, et celle-ci est la voie des adeptes des innovations, et [c‘est] pour cela [que] l’imâm Ahmad disait : La majorité de ce qui pousse les gens à l’erreur est à partir d’interprétation et d’analogie.
Et [c‘est] pour cela [que] les Mu’tazilat, les Murdji’at, les Râfidat et autre qu’eux parmi les adeptes des innovations expliquent le Coran par leurs opinions et leurs réflexions, et de ce
qu’ils en interprètent à partir de la langue, et [c‘est] pour cela [que] tu les trouve qu’ils ne s’appuient pas sur les Ahâdith du Prophète – qu’ALLAH prie sur lui et le salue -, les Compagnons, les successeurs et les imâms des Musulmans, en effet ils ne s‘appuient ni sur la Sunnat, ni sur le Consensus des prédécesseurs et leurs enseignements, ils ne s‘appuient que sur la réflexion et le langage, tu les trouve qu’ils ne s‘appuient pas sur les livres d’exégèse transmis et au Hadîth et aux enseignements des prédécesseurs, et ne s‘appuient que sur les livres d’éducation et les livres de langue où s’y trouvent leurs leaders, et celle-ci est la voie des renégats aussi ils ne prennent que ce qui est dans les livres de philosophie et les livres d’éducation et de langue, quant aux livres [relatifs] au Coran et au Hadîth et aux enseignements, en effet ils ne tournent pas la tête vers eux ceux-là se détournent des textes des Prophètes car ils ne contiennent pas – selon eux – de science, et ceux-là interprètent le Coran avec leurs opinions et leur compréhension sans enseignement selon le Prophète – qu’ALLAH prie sur lui et le salue – et ses Compagnons, et nous avons certes rappelé la parole de l’imâm Ahmad et autre que lui sur le reniement de cela et son emplacement est la voie des adeptes des innovations. Et lorsque j’ai médité leurs arguments j’ai trouvé des prétentions sur lesquelles il n’est pas établi de preuve » (53).
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1 - La réalité est que la majorité des textes qui démontre que la parole du cœur fait partie de la foi, démontre aussi que l’acte du cœur fait partie de la foi; car tous deux sont inclus dans (la foi du cœur), à l’inverse de la confirmation isolée des actes du cœur qui ne se nomme pas « imân » à l’unanimité des Musulmans., comme il arrivera [avant le paragraphe de l’acte des membres].
2 – Sourate 58, verset 22.
3 – Sourate 49, verset 14.
4 – Sourate 49, verset 15.
5 – Sourate 5, verset 41.
6 – Une partie du Hadîth connu de Djibrîl, Muslim le rapporte (8) et l’énoncé est de lui du Hadîth de ‘Umar, et al-Bukhârî le rapporte (50) du Hadîth d’Abû Hurayrat.
7Al-Bukhârî le rapporte (7510) et Muslim (193) du Hadîth d’Anasqu’ALLAH l’agrée -.
8Madjmû’ al-Fatâwâ (7/534).
9Muslim le rapporte (2722) et les auteurs de Sunân approximativement.
10Madjmû’ al-Fatâwâ (10/271).
11Al-Îmân d’Ibn Mandah (2/362).
12 – Sourate al-Baqarat, verset 136.
13 – Sourate Âl-’Imrân, verset 84.
14 – Le rapporte al-Bukhârî (2946) et Muslim (21) du récit d’Abû Hurayratqu’ALLAH le Très Haut l’agrée -.
15Madjmû’ al-Fatâwâ (7/609).
16 – Sourate an-Nahl, verset : 106.
17Madjmû’ al-Fatâwâ (7//219). Et le contraint peureux de la manifestation de l’Islâm, il est nécessaire qu’il dise le double témoignage à lui-même, ou à voix basse avec celui qui le tranquillise, comme le Shaykh al-Islâm – qu‘ALLAH lui fasse miséricorde – a montré dans un autre endroit, voir : Madjmû’ al-Fatâwâ (14/121).
18 – Voir référence précédente (7/561).
19 – Sourate al-Baqarat, verset : 146.
20At-Tis’iniyyat (2/673).
21Ahmad le rapporte (18117) et an-Nassâï (4078) et at-Tirmidzî (2733) et il a dit : Hassan Sahîh, à partir du Hadîth de Safwân Ben ’Assâl, et il y a que tous deux interrogèrent à propos de 9 versets manifestes, et al-Hâkim le rapporte aussi dans al-Mustadrak (20) et dit : Celui-ci est un Hadîth authentique, nous ne lui connaissons pas le motif d’une manière ou d’une autre et il ne le manifeste pas, et adz-Dzahabî a dit dans at-Talkhîs : Sahîh, nous ne lui connaissons pas un motif. Et le Hadîth, al-Albânî l’a qualifié de faible, de même dans Da’îf at-Tirmidzî, et Shu’ayb al-Arna’ût dans l’analyse du Musnad, et il a dit : Sa chaîne de transmission est faible pour la faiblesse de ‘Abd ALLAH Ben Salimat.
22Zâd al-Ma’âd (3/558), et voir ce qui est autour de lui dans : Miftâh Dâr as-Sa’âdat (1/93).
23 – Voir Sharh Kashf ash-Shubuhât page (86).
24Madâridj as-Sâlikîn (3/452), et ce Consensus, Ibn Hazm l’a appuyé : dans l’exposé de son débat avec les Karrâmiyat et a dit : Il est en effet un Consensus authentique, voir al-Fisal (3/115) éditions : al-Khânadjî.
25 - Djâmi’ al-’Ulûm wa l-Hikam (1/228,230).
26Al-Mughnî d’Ibn Qudâmat (9/28), éditions : Dâr Ihyâ’ at-Tarâth al-’Arabî, et voir Rawdat at-Tâlibîn d’an-Nawâwî (8/282).
27 – Voir dans ar-Rad ’alâ Bid’at it-Tawqif wa t-Tibyan, wa Bayân mâ yuthbit bihi l-Islâm al-Hukmî : Qawâ’id fî Bayân Haqîqat il-Îmân ’inda Ahl is-Sunnati wa l-Djamâ’at, du Shaykh ‘Âdil Ben Muhammad ash-Shaykhânî, page (297-323).
28 – Sa provenance a précédé, voir annotation 14.
29Al-Bukhârî le rapporte (25) et Muslim (22) du Hadîth d’Ibn ’Umarqu’ALLAH l’agrée -.
30Ad-Durar as-Sanniyyat (10/309,310).
31Muslim le rapporte (23) du Hadîth de Târiq al-Ashdja’î, et son expression est : « Quiconque dit lâ ilaha illa LLAH et mécroit en ce qui est adoré en dehors d’ALLAH sacralise son bien et son sang et son compte est auprès d’ALLAH ».
32Ad-Durar as-Sanniyat (2/243).
33 - Al-Îmân d’Ibn Mandah (2/362).
34Sharh al-Wâssitiyat (2/637).
35 – Sourate al-Anfâl, versets 2-4.
36 – Sourate Âl-’Imrân, verset 175.
37 – Sourate al-Mâïdat, verset 23.
38Madjmû’ al-Fatâwâ (7/550).
39 – Voir référence précédente (7/398).
40Madjmû’ al-Fatâwâ (7/537).
41 – Voir référence précédente (7/541).
42Madjmû’ al-Fatâwâ (7/554-556)
43 – Sourate al-Bayyinat, verset 5.
44 – Sourate al-Hudjurât, verset 15.
45Al-Bukhârî le rapporte (7556) et Muslim (17) du Hadîth d’Ibn ’Abbâs - qu’ALLAH l’agrée -.
46Ash-Sharî’at d’al-Âdjurrî (2/619).
47Madjmû’ al-Fatâwâ (7/286).
48 – Sourate Yûsûf, verset 17.
49 – Dans Madjmû’ al-Fatâwâ : (connaissance – ma‘rifat -), et ce qui est juste est ce que j’ai mentionné.
50Madjmû’ al-Fatâwâ (7/288-290).
51Muslim le rapporte (2657) du Hadîth d’Abû Hurayrat. Et al-Bukhârî le rapporte (6243) de manière plus concise que celui-ci.
52Madjmû’ al-Fatâwâ (7/293-297).
53 – Idêm (7/118).
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[ Fin de chapitre et fin de citation - In shâ' ALLAH, viendra le quatrième chapitre de ce livre : Partie 4 ]

 

والحمد لله رب العالمين
والصلاة والسلام على سيد المرسلين محمدٍ بن عبد الله
وعلى آله وصحبه أجمعين ومن تبعهم بإحسنٍ إلى يوم الدين آمين

 

 

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