بسم الله الرحمن الرحيم
الحمد لله رب العالمين والصلاة والسلام على أشرف الأنبياء والمرسلين نبينا محمد
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In shâ’ ALLAH, voici le QUATRIÈME CHAPITRE du tome 1 de l’oeuvre : La Foi selon les Prédécesseurs, sa relation avec l’Acte et l’éclaircissement des ambiguïtés des Contemporains ( al-Îmân ‘inda s-Salaf wa ‘Alâqatuhu bi l-’Amal wa Kashf Shubuhât al-Mu’âssirîn ). In shâ’ ALLAH, n’oubliez pas de lire les précédents chapitres sur le sujet : les parties 1,2, et 3 disponibles sur le blog, afin de mieux cerner le sujet.
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[ Début de citation ]
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LE QUATRIÈME CHAPITRE
LA RACINE DE LA FOI ET SA RAMIFICATION
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La foi – al-îmân – même si elle est une réalité constituée de la parole – al-qawl – et de l’action – al-fi’l -, apparentes et intérieures, elle a toutefois pour elle une racine – asl – et une ramification – far’ -, en effet sa racine est ce qui se trouve dans le cœur, et sa ramification est ce qui se manifeste sur les membres.
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Ainsi lorsqu’il se tient au cœur une foi – une parole et un acte – elle impose une nécessité que le corps stimule avec la possibilité la parole apparente et l’acte apparent.
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Ensuite il y a certes parmi les gens de la Sunnat celui qui a établi la racine de la foi de manière détaillée à la parole du cœur, l’acte du cœur et la parole de la langue, et parmi eux il y a celui qui a établi la racine de manière concise sur ce qui se trouve dans le cœur.
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Et la nomination de la parole de la langue est une ramification, cela ne signifie pas qu’il soit possible de s’en passer et que la foi soit valide sans elle, au contraire c’est une ramification nécessaire, sa disparition montre la disparition de l’implicite, de même que l’acte apparent est une implication de la foi intérieure, il ne se décroche pas d’elle, et sa disparition montre qu’il ne reste pas de foi dans le cœur.
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En effet la ramification est une implication de la racine – fa l-far’ lâzim li l-asl -, un indicateur sur elle, un rectificateur pour elle, comme ce qui arrivera [comme explication si ALLAH veut].
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Le Shaykh al-Islâm – qu’ALLAH lui fasse miséricorde – a dit dans l’exposé de la scolastique des gens de la Sunnat, et de leur subdivision de la foi en une racine et une ramification :
« Quant aux gens de la Sunnat et du Consensus d’entre les Compagnons – leur ensemble -, les successeurs, les imâms des gens de la Sunnat et gens du Hadîth, les Soufis, et les assemblées de juristes tels que Mâlik, ath-Thawrî, al-Awzâ’î, Hammâd Ibn Zayd, ash-Shâfi’î, Ahmad Ibn Hanbal, et autre qu’eux, et les deux examinateurs d’adeptes de la locution – ahl al-kalâm -, sont alors d’accord sur le fait que la foi et la religion est parole et acte…
Et les commentateurs pour leur scolastique dirent : Elle a certes pour elle des racines et des ramifications, et elle renferme des piliers, des obligations – qui ne sont pas des piliers -, et des surérogatoires, à l’égal de la nomination du pèlerinage et de la prière et autre que tous deux parmi les adorations » (1).
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Ibn Mandah – qu’ALLAH lui fasse miséricorde – a dit dans l’exposé de la racine et de la ramification :
« La mention de l’exemple qu’ALLAH [le Très Haut] et le Prophète – qu’ALLAH prie sur lui et le salue – a exposé pour le croyant et la foi.
ALLAH – Puissant et Majestueux – a dit : { N’as-tu pas vu comment ALLAH a donné en exemple une bonne parole tel un bel arbre dont la racine est ferme et son branchage dans le ciel ? } (2) Il l’a donné en exemple pour la parole de foi, et lui a établie une racine et une ramification et des fruits qu’elle donne en tout temps…ensuite le Prophète – qu’ALLAH prie sur lui et le salue – a expliqué la foi par sa Sunnat; lorsque son exemple venant d’ALLAH est compris, Il a donc informé que la foi est dotée de branches : sa plus haute : l’attestation qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée sauf ALLAH, il a donc établi sa racine [être] : la reconnaissance par le cœur et la langue, et il a établi [que] ses branches [sont] : les actions » (3).
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J’ai dit : il a donc établi la parole de la langue faisant partie de la racine.
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Quant au Shaykh al-Islâm – qu’ALLAH lui fasse miséricorde -, il a certes établi dans de nombreux endroits que la racine – al-asl – est ce qui se trouve dans le cœur, et la ramification – al-far’ – ce qui se manifeste du corps.
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Il a dit :
« Parce que la foi, sa racine – asluhu – est la foi qui se trouve dans le cœur, et il y est nécessaire deux choses : la confirmation du cœur – tasdîq al-qalb -, sa reconnaissance – iqrâruhu -, et sa connaissance – ma’rifatuhu -, et il est dit à cela : la parole du cœur – qawl al-qalb -, al-Djunayd Ibn Muhammad a dit : « L’Unicité – at-tawhîd – est la parole du cœur – qawl al-qalb -, et l’abandon de soi [à ALLAH] – at-tawakkul – est l’acte du cœur – ’amal al-qalb - ».
Il y a nécessité à ce qu’il y ait la parole du cœur et son acte, ensuite la parole du corps et son acte. Et il y a nécessité à ce qu’il y ait un acte du cœur, tels que l’amour d’ALLAH et de Son Messager, la crainte d’ALLAH, l’amour de ce qu’ALLAH et Son Messager aime, et la haine de ce qu’ALLAH et Son Messager hait, et la sincérité de l’acte pour ALLAH Seul, l’abandon du cœur à ALLAH Seul, et autre que cela parmi les actes des cœurs dont ALLAH et Son Messager a imposé, et a établi faisant partie de la foi, ensuite le cœur c’est lui la racine, lorsqu’il s’y trouve une connaissance et une volonté cela s’étend par nécessité vers le corps, il n’est pas possible que le corps se distingue de ce que le cœur lui veut » (4).
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Et il a dit :
« Et lorsque se tient au cœur la confirmation en Lui et l’amour pour Lui, ils imposent la nécessité que le corps se remue en affirmation de cela à partir de paroles apparentes et d’actes apparents. En effet ce qui se manifeste sur le corps de paroles et d’actes est l’affirmation de ce qui se trouve dans le cœur, sa conséquence, sa preuve, et son effet, de même que ce qui se tient au corps de paroles et d’actes a pour lui aussi un impact dans ce qui se trouve dans le cœur, ainsi chacun des deux a un impact sur l’autre, cependant le cœur c’est lui la racine, et le corps une ramification pour lui, et la ramification puise de sa racine, et la racine raffermit et fortifie sa ramification » (5).
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Et il a dit aussi :
« Quant à la racine de la foi qui est la reconnaissance de ce avec quoi les Messagers sont venus à propos d’ALLAH en le confirmant et en s’y soumettant, ceci est en effet la racine de la foi pour laquelle quiconque ne vient pas avec n’est pas croyant » (6).
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Et il – qu’ALLAH lui fasse miséricorde – a certes explicité que la parole du cœur – qawl al-qalb – est une racine pour la parole de la langue – qawl al-lisân -, et que l’acte du cœur – ’amal al-qalb – est une racine pour l’acte des membres – ’amal al-djawârih -, il a dit :
« Car certes la conviction du cœur – i’tiqâd al-qalb – est une racine pour la parole de la langue – qawl al-lisân -, et l‘acte du cœur – ’amal al-qalb – une racine pour l‘acte des membres – ’amal al-djawârih - » (7).
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Et il a dit :
« En effet la foi a nécessité qu’il y soit ces deux racines : la confirmation de la vérité, et l’amour pour elle, en effet l’une est la racine de la parole, et l’autre est la racine de l’acte » (8).
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Et il a dit aussi :
« Et la parole de la langue – qawl al-lisân – est en fonction de la conviction – al-i’tiqâd -, et [l‘acte des] membres – ’amal al-djawârih – tels que la prière, la zakât, le jeûne et ce qui est autour de cela est en fonction de l’acte du cœur – ‘amal al-qalb - » (9).
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J’ai dit : Il a certes établi dans ces endroits la parole de la langue faisant partie de la ramification.
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Et des fois il n’impose pas le fait qu’elle soit une ramification, en effet il laisse l’affaire sur l’éventualité, comme si c’était un respect pour celui qui l’établissait comme racine dans la foi. Il a dit :
« En effet le croyant qui croit en ALLAH avec son cœur et ses membres, sa foi rassemble la science de son cœur, l’état de son cœur, la confirmation du cœur, et l’assujettissement du cœur, et regroupe la parole de sa langue, et l’acte de ses membres, même si la racine de la foi est ce qui se trouve dans le cœur, ou ce qui se trouve dans le cœur et la langue, il y a nécessité que soit en son cœur la confirmation d’ALLAH et la soumission à Lui, l’une est la parole de son cœur, et l’autre l’acte de son cœur, et c’est la reconnaissance d’ALLAH ».
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Jusqu’à ce qu’il dise :
« …Même si la parole de la langue et l’acte des membres entrent aussi dans cela, la présence des véritables ramifications est certes une implication de la présence des racines, et ceci est un aperçu dont le but ici n’est pas son exposition » (10).
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LA RELATION ENTRE LA PAROLE DU CŒUR ET SON ACTE :
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La base est que la confirmation complète (véritable) oblige l’acte du cœur et l’exige, tant que ne se présente pas un opposant dominant de passion ou d’orgueil ou d’envie.
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Le Shaykh al-Islâm – qu’ALLAH lui fasse miséricorde – a certes montré cette affaire d’un exposé tranchant, et de cela sa parole :
« Cette confirmation, la suit l’acte du cœur qui est l’amour d’ALLAH et de Son Messager, la vénération d’ALLAH et de Son Messager, la considération du Messager et son respect, la crainte d’ALLAH et la repentance envers Lui, la sincérité pour Lui et l’abandon de soi à Lui, et autre que cela d’entre les états, en effet ces actes cardiaux – al-a‘mal al-qalbiyat – chacun d’eux fait partie de la foi, et ils sont de ce que la confirmation et la conviction affirment, une affirmation de la cause pour l’effet » (11).
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Et il a dit :
« La foi même si sa racine était la confirmation du cœur, cette confirmation devra alors répondre d’un état dans le cœur et d’un acte pour elle, qui est la vénération du Messager, son respect et son amour, et ceci est une chose exigée, telle que la souffrance et la jouissance lors des émotions par la douleur et le plaisir, et tels que le dégoût et le désir lors des impressions par l’ignominie et l’inacceptable, donc lorsque ne se produisent pas ces – état et action – dans le cœur cette confirmation n’est pas utile et n’apporte rien, et ses réalisations sont seulement empêchées lorsque la contrecarre un obstacle de jalousie du Messager ou l’orgueil à son intention ou l’insouciance à son encontre et la répugnance du cœur à son sujet et ce qui se trouve autour de cela, de même que la perception de l’ignominie et de l’inacceptable répond par le plaisir et la douleur, sauf lorsqu‘un obstacle l‘empêche. Et quant l’obstacle a lieu la présence de cette confirmation est semblable à son absence, tellement que la présence de cela est comme son absence, en effet cet obstacle est affirmatif à l’absence de son effet qui est un état dans le cœur, et par l’intermédiaire de son absence, la confirmation qui est la cause s’enlève, alors la foi dans sa totalité est déracinée du cœur » (12).
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Et il a dit :
« Et la science est la racine de l’acte et la racine de la volonté et de l’amour et autre que cela, et elle est une nécessité pour lui tant qu’un obstacle empêchant n’a pas lieu, par conséquent la science de la vérité répond son suivi sauf à un obstacle [le] retenant, à l’exemple d’un suivi du désir à cause de l’orgueil et ce qui est autour de cela, à l’identique de ceux qu’ALLAH a dit sur eux : { J’écarterai de Mes signes ceux qui, sans raison, s’enflent d’orgueil sur terre. Même s’ils voyaient tous les miracles, ils n’y croiraient pas. Et s’ils voient le bon sentier, ils ne le prennent pas comme sentier. Mais s’ils voient le sentier de l’erreur, ils le prennent comme sentier } (13), et a dit : { Ils les nièrent injustement et orgueilleusement, tandis qu’en eux-mêmes ils y croyaient avec certitude } (14), et a dit : { vraiment ils ne croient pas que tu es menteur, mais ce sont les versets d’ALLAH, que les injustes renient } (15), et pour cela Il a dit : { Ô Dâwud, nous avons fait de toi un calife sur la terre. Juge donc en toute équité parmi les gens et ne suis pas la passion : sinon elle t‘égarera du sentier d‘ALLAH } (16), et ce qui est autour de cela; car la base de la prime nature sur laquelle les gens ont été créés lorsqu’elle est saine de turpitude, lorsqu’elle voit la vérité elle la suit et l’aime » (17).
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CE QUI EST VISÉ DE LA DISPARITION DE LA CONFIRMATION LORS DE L’EXTINCTION DE L’ACTE DU CŒUR :
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Si on dit : Celui qui a trouvé auprès de lui les opposants d’orgueil et de jalousie et ce qui est autour de cela, et lui éteint l’acte du cœur, et ce qui suit cela de parole apparente et d’acte apparent, est-ce que la confirmation s’en va, ou non ?
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Alors la réponse est que l’on dit :
La confirmation même si elle était permanente c’est une confirmation sur laquelle on ne compte pas, en effet ce qui est répondu dans l‘explication du Shaykh al-Islâm nous a réanimé du fait que la confirmation s’enlève ou s’éteint avec l’extinction de l’acte du cœur, ainsi son but est que s’y enlève la confirmation utile qui est une foi, et il a certes précédé que la confirmation qui n’implique pas l’acte du cœur n’est pas une foi à l’unanimité des Musulmans.
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Le Shaykh al-Islâm – qu’ALLAH lui fasse miséricorde – a dit :
« Et il faut qu’il y ait en compagnie de la confirmation un élément d’amour d’ALLAH et de la crainte d’ALLAH, sinon la confirmation qui n’a pas avec elle un élément de cela n’est absolument pas une foi, en effet c’est comme la confirmation de Pharaon, des Juifs et d’Iblîs » (18).
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Et il a dit :
« Et la mécréance d’Iblîs, de Pharaon, des Juifs, et de leur semblable son origine n’est pas sous l’angle de l’absence de la confirmation et de la science; car Iblîs, personne ne l‘a informé d‘une information, en effet ALLAH lui ordonna la prosternation pour Âdam, il refusa alors, s’enorgueillit et fit partie des mécréants, par conséquent sa mécréance fut à cause du refus et l’orgueil et ce qui suit cela, non pas à cause d’un démenti. De même que Pharaon et son peuple les renièrent injustement et orgueilleusement, tandis qu’en eux-mêmes ils y croyaient avec certitude et Mûssâ lui dit : { Tu sais fort bien que ces choses [les miracles], seul le Seigneur des cieux et de la terre les a fait descendre } (19), ce qui est dit ici est une des deux choses :
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Soit on dit : L’orgueil, le refus, la jalousie et ce qui est autour de cela de ce par quoi est la mécréance est une implication de l’absence de la science et de la confirmation qui est une foi, sinon celui dont sa science et sa confirmation est complète, oblige son assujettissement et son obéissance en compagnie du pouvoir, de même que la rigoureuse volonté exige la présence du but en compagnie du pouvoir, il est alors su que le but lorsqu’il n’a pas lieu en compagnie du pouvoir montre qu’il n’est pas dans le cœur une préoccupation ni une volonté, et de même lorsque n’a pas lieue l’exigence de la confirmation et de la science à partir de l’amour du cœur et de son assujettissement montre que le reste dans le cœur n’est pas une confirmation ni une science, au contraire il y a là une ambiguïté et un doute, comme des groupes parmi les gens disent cela, et c’est un fondement de la parole de Djahm, d’as-Salihî, et d’al-Ash’arî sur ce qui est connu à propos de lui, et la majorité de ses confrères comme le Qâdî Abû Bakr et de ceux qui le suivent parmi ceux qui établissent les actes intérieurs et apparents parmi les exigences de la foi et non faisant partie de son entité, et établissent ce qui enlève la foi au moyen de sa disparition à partir des implications de la confirmation il n’est absolument pas concevable selon eux une confirmation intérieur en compagnie d’une mécréance (20).
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Ou bien on dit : Il peut avoir lieu dans le cœur une science de la vérité et une confirmation d’elle, cependant ce qui est dans le cœur de jalousie, d’orgueil et ce qui est autour de cela est un empêchement pour l’assujettissement du cœur, son humilité, et son amour, et ceci n’est pas comme la volonté avec l’acte; car la volonté en compagnie du pouvoir est une exigence pour le but, et la science de la vérité et la confirmation d’elle en compagnie du pouvoir sur l’action n’est pas le motif de cet acte, en effet il y a en compagnie de ceci besoin de la volonté de la vérité et l’amour pour elle ».
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Jusqu’à ce qu’il dise :
« Et le concept de la confirmation et de la science n’exige pas l‘amour; sauf lorsque le cœur est épargné des obstacles comme la jalousie et l’orgueil; car l’âme est prédisposée à l’amour de la vérité et c’est lui qui la met en harmonie, et rien n’est – aux cœurs sains – plus aimé qu’ALLAH, et ceci est le culte exclusif la religion d’Ibrâhîm – sur lui le Salut – qu’ALLAH a pris comme ami intime, et le Très Haut a certes dit : { Le jour où ni les biens, ni les enfants ne seront d’aucune utilité, sauf celui qui vient à ALLAH avec un cœur sain } (21).
Par conséquent le concept de la science n’est pas un mobile pour l’amour de ce qui est connu s’il n’y a pas en l’âme une autre force qui met en harmonie ce qui est connu, et cette force est présente dans l’âme ».
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Ensuite il a dit :
« En effet quiconque a en ennemi ALLAH et Son Messager et détourne d‘ALLAH et de Son Messager ceci est une implication à son détournement du rappel d’ALLAH et de Son Messager au bien, et du rappel de ce qui oblige l’amour par conséquent sa science s’y affaiblit jusqu’à ce qu’il l’oublie alors, comme a dit le Très Haut : { Et ne soyez pas comme ceux qui ont oublié ALLAH; [ALLAH] leur a fait alors oublier leur propre personne } (22), et le Très Haut a dit : { Et n’obéis pas à celui dont Nous avons rendu le cœur inattentif à Notre Rappel, qui poursuit sa passion et dont le comportement est outrancier } (23), et se trouve peut-être avec cela une confirmation et une science accompagnées d’une haine et d’une inimitié, mais une confirmation faible et une science faible, cependant si ce n’était la haine et l’inimitié; cela affirmerait à partir de l‘amour d‘ALLAH et de Son Messager ce par quoi il deviendrait croyant. En effet fait partie de la condition de la foi la présence de la science complète » (24).
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Et il a dit aussi :
« Quant à Iblîs, Pharaon, les Juifs, et leurs semblables, ce qui se tenait en eux de mécréance et de volonté de grandeur et d’envie, a empêché l’amour d’ALLAH et l’adoration du cœur pour Lui avec laquelle la foi n’est complète (25) qu’en compagnie d’elle , et il eut lieu au cœur la répugnance de l’agrément d’ALLAH et le suivi de ce qui Le met en colère comme mécréance [et] la science en sa compagnie n’est d’aucun profit » (26).
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Et lorsque l’extérieur est une exigence pour l’intérieur – en parole et acte -, la confirmation n’exige pas l’amour excepté lors de l’extinction des obstacles, et la présence du sens sur l’aimé [qu’] il soit aimé à cause de lui, fait partie de l’erreur que l’on dise : « Certes la confirmation est un impliquant à l’ensemble de ce qui est inclus dans la dénomination de la foi », comme le Shaykh al-Islâm – qu’ALLAH lui fasse miséricorde – a averti contre elle par sa parole :
« Par conséquent la foi, il est nécessaire d’y avoir ces deux racines : la confirmation de la vérité – at-tasdîq bi l-haqq -, et l’amour pour elle – al-mahabat lahu -, en effet celle-ci (la confirmation de la vérité) est la racine de la parole, et celle-là (l’amour pour elle) est la racine de l’acte. Ensuite l’amour complet accompagné du pouvoir exige le mouvement du corps par la parole apparente et l’acte apparent qui est nécessaire comme il a précédé, alors quiconque place le concept de la science et de la confirmation comme impliquant à l’ensemble de ce qui est inclus dans la dénomination de la foi et à tout ce qui est nommé comme foi fait alors erreur, en effet il y a besoin de la science et de l’amour, et la science est une condition dans l’amour de l’aimé, de même que la vie est une condition dans la science, mais il n’implique pas de la science de la chose et de la confirmation de son authenticité son amour, s’il n’y a pas entre le connaisseur et ce qui est connu une idée sur l’aimé qui soit aimé à cause de lui, et c’est pour cela que l’homme confirme l’authenticité de beaucoup de choses et les sait, alors qu’il les hait, comme il confirme l’existence des démons et des mécréants et les hait, et la même confirmation de l’existence de la chose n’indique pas son amour, mais ALLAH – Pureté à Lui – mérite – pour Son Essence – qu’Il soit aimé et adoré, et que Son Messager soit aimé pour Sa cause, et les cœurs, il y a en eux une idée qui désigne son amour et son obéissance, comme il y a en eux une idée qui indique la science et la confirmation de Lui, par conséquent quiconque Le confirme – Lui ainsi que Son Messager – et n’a pas d’amour pour Lui et Son Messager, n’est pas croyant jusqu’à ce qu’il y soit avec cela l’amour pour Lui et pour Son Messager. Et lorsque se tient au cœur la confirmation pour Lui, et l’amour pour Lui il implique nécessairement que le corps se remue en affirmation à cela à partir de paroles apparentes et actes apparents… » (27).
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1 - Madjmû’ al-Fatâwâ (12/471) et ce qui suit.
2 – Sourate Ibrâhîm, verset 24.
3 – Al-Îmân d’Ibn Mandah (2/350).
4 – Madjmû’ al-Fatâwâ (7/186) et ce qui suit, et voir : Djâmi’ al-Massâïl, éditions : Muhammad ’Uzayr Shams (5/247).
5 – Madjmû’ al-Fatâwâ (7/541).
6 – Madjmû’ al-Fatâwâ (12/474).
7 – Madjmû’ al-Fatâwâ (13/234).
8 – Madjmû’ al-Fatâwâ (7/540) et la confirmation même si elle est une source pour la parole de la langue, sinon que l‘amour du cœur l‘implique aussi, comme il implique l‘acte, et ceci est ce qu‘il – qu’ALLAH lui fasse miséricorde – a montré par sa parole (7/541) : « Ensuite l’amour complet avec le pouvoir implique le mouvement du corps par la parole apparente, et l’acte apparent qui est une nécessité comme il a précédé ».
9 – Madjmû’ al-Fatâwâ (7/672).
10 – Madjmû’ al-Fatâwâ (2/382). Je dis : « Et ont certes prétendu certains de ceux sur qui l’ambigüité de l’Irdjâ’ s’est infiltrée que l’acte apparent dans sa totalité n’a pas d’impact sur la validité de la foi; car l’acte est une ramification et non un fondement, ils lui ont omis que (la parole de la langue) soit une ramification pareillement, et viendra la réponse à propos de cette ambigüité qui cautionne la ressemblance ».
11 – Madjmû’ al-Fatâwâ (7/672).
12 – As-Sârim al-Maslûl (3/966).
13 – Sourate al-A’râf, verset 146.
14 – Sourate an-Naml, verset 14.
15 – Sourate al-An’âm, verset 33.
16 – Sourate Sad, verset 26.
17 – Madjmû’ al-Fatâwâ (15/240) et voir : Madjmû’ al-Fatâwâ (2/382), (7/537).
18 – Madjmû’ al-Fatâwâ (7/307).
19 – Sourate al-Isrâ’, verset 102.
20 – Djahm et ceux qui sont d’accord avec lui ont prétendu que sur quiconque le texte clair ou le Consensus est venu avec sa mécréance cela est alors pour l’enlèvement de la confirmation de son cœur, alors ils prétendirent qu’Iblîs, Pharaon, et Abû Djahl n’étaient pas savants ni connaisseurs ni confirmateurs, et celle-ci est une obstination, et une contradiction aux textes évidents démonstratifs que ceux-là étaient confirmateurs savants, même si leur confirmation ne leur était pas profitable, car ne la poursuit pas son dû d’humilité et d’assujettissement et d’amour, voir ce qui viendra dans l’exposé de la compréhension de la foi et de la mécréance chez les Djahmiyyat.
21 – Sourate ash-Shu’arâ’, verset 88-89.
22 – Sourate al-Hashr, verset 19.
23 – Sourate al-Kahf, verset 28.
24 – Madjmû’ al-Fatâwâ (7/534-538); attention l’absolu du terme de la complétude est sur le sens de la validité.
25 – Et il y a là aussi l’absolu du terme de la complétude sur le sens de la validité.
26 – Madjmû’ al-Fatâwâ (7/562).
27 – Madjmû’ al-Fatâwâ (7/541), et viendra la parole sur la corrélation entre l‘extérieur et l‘intérieur, et ses limites, et ses preuves, et la position des Murdji‘at, dans un thème indépendant.
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[ Fin de chapitre et fin de citation - In shâ' ALLAH, viendra le cinquième chapitre de ce livre : Partie 5 ]
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